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mardi 19 novembre 2013

23 Novembre: Manifestation contre les violences faites aux femmes



Bonjour a toutes et a tous,
La Fédération Anarchiste tiendra un cortège ce samedi 23 novembre lors de la manifestation contre les violences faites aux femmes.
Nous vous donnons rendez vous devant le cinéma "Bretagne" a Montparnasse, a 14h30, et si vous arrivez en retard: cherchez les drapeaux noirs !

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  Nous appelons à venir rejoindre la manifestation du 23 novembre contre la violence faites aux femmes parce que cette date est importante et a sa force symbolique, au même titre que le 8 mars. Nous pensons que ce terrain de lutte est à occuper et à ne pas laisser aux oubliettes, ainsi sommes-nous présent-e-s sur les luttes antisexistes durant toute l'année. Cependant, l'appel du Collectif National pour le Droits des femmes (CNDF) se positionne clairement en faveur de la loi contre le système prostitutionnel, dans une visée abolitionniste. Si nous sommes à terme pour la disparaition de toutes formes de dominations et d'exploitation, nous pensons que la première des solidarités face aux oppressions subies est de ne pas ajouter une double peine aux personnes concernées. Nous nous désolidarisons donc de l'appel abolitionniste du CNDF, car nous pensons que nous devons soutenir les luttes, définies par les exploité-e-s et opprimé-e-s, en leur donnant les moyens de se défendre et d'avoir des droits pour assurer une existence qui ne serait pas celle du stigmate et de la marginalisation, y compris dans les luttes.Nous invitons les personnes qui ne se reconnaissent pas dans la position du CNDF sur ce sujet mais qui souhaitent montrer leur soutien contre la violence envers les femmes de venir rejoindre notre cortège. Solidarité des opprimé-e-s dans les luttes!
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Nous vous invitons neanmoins a lire l'appel du CNDF si dessous.

2013 : les violences contre les femmes continuent !

Les violences faites aux femmes nous concernent toutes et tous.
Elles ont lieu dans tous les milieux sociaux, dans tous les territoires, dans tous les pays.
Elles sont universelles car les inégalités femmes / hommes, la domination masculine, sont universelles.
Elles prennent différentes formes : viols et autres agressions sexuelles, violences conjugales ( physiques mais aussi psychologiques, économiques, sexuelles), harcèlement sexuel, mutilations sexuelles, prostitution, mariage forcé, lesbophobie, violences contre les femmes en situation de handicap, de vulnérabilité économique, femmes migrantes étrangères souvent victimes de double violences,etc.
Les conséquences de ces violences sont accrues dans un contexte économique et social très dégradé où il est plus que difficile de trouver du travail, une formation, ou se loger. Cette violence sociale se caractérise par des attaques généralisées contre l'ensemble des droits et des services publics, une politique d'austérité qui fragilise et précarise encore plus les femmes. Elle suscite aussi l'émergence d'une nouvelle droite et la recomposition de forces réactionnaires de droite et d'extrême droite à l'offensive depuis le mouvement du mariage pour toutes et tous. Celles ci véhiculent une idéologie lesbophobe, homophobe mais également raciste et antisémite. A une société qui se voulait solidaire succède une société d'inégalités et de divisions accrues.
Les mouvements féministes dénoncent fortement, depuis des décennies, toutes ces formes de violences.

La loi doit poser l'interdit, protéger et secourir les victimes et empêcher leur revictimisation .

Pourtant, le parcours de justice des victimes est toujours aussi difficile, et beaucoup d' auteurs de violences continuent de bénéficier d' impunité. Ceci décourage beaucoup de femmes de porter plainte.
Le dispositif législatif, arraché de longue lutte par les mouvements féministes, reste incomplet et mal appliqué par manque de moyens, de volonté politique et de cohérence globale .
Par exemple :
  • les victimes de viol ou de harcèlement sexuel ne peuvent bénéficier de l'ordonnance de protection qui empêcherait un violeur ou harceleur de les approcher .
  • les conséquences engendrées par les violences ne sont pas prises en compte au travail.
  • l'éducation non sexiste et non lesbophobe n'est toujours pas gravée dans le marbre des programmes à chaque niveau de la scolarité
  • aucune réforme de la procédure pénale n'est prévue alors que même que l'expérience démontre sa totale inadaptation pour les femmes victimes de violence.
  • Les décisions concernant l'exercice de l'autorité parentale lors des séparations tiennent peu ou pas compte des violences conjugales.
Plus, le projet de loi « pour l'égalité entre les femmes et les hommes » qui doit passer à l'Assemblée nationale en décembre, après avoir été voté au Sénat à la mi septembre, n'intègre aucunement les violences comme facteur d'inégalité.
Pire : le Sénat a voté en dernière minute, en dehors de l'avis du gouvernement, un amendement « visant à préserver l'autorité partagée et à privilégier la résidence alternée pour l'enfant en cas de séparation des parents ». Pas d'accord en cas de violences perpétrées sur la mère et/ou sur les enfants ! On ne peut être un conjoint violent et un bon père ! Les femmes qui s'éloigneront pour se mettre en sécurité ou dénonceront des violences sexuelles sur leurs enfants seront passibles de sanctions.
Cet amendement a été inspiré par ceux que l'on appelle les « masculinistes », ceux qui se juchent sur des grues pour obtenir la résidence de leurs enfants alors que justement cette résidence a pu leur être retirée lorsqu'ils sont auteurs de violences ! Nous demandons son retrait !
Le projet de loi « pour l'égalité entre les femmes et les hommes » doit prendre en compte les revendications des féministes. Celles ci s'appuient sur la réalité de ce que vivent les femmes victimes de violences et non sur des stéréotypes patriarcaux, sexistes et lesbophobes.
Nous réclamons,comme en Espagne, une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.

Nous réclamons, entre autres :

  • l'extension de l'ordonnance de protection à toutes les femmes victimes de violences,
  • la prise en compte des conséquences des violences au travail par la mise en œuvre de mesures concrètes,
  • que l'éducation non sexiste et non lesbophobe soit inscrite dans les programmes scolaires,
  • une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes victimes de violences,
  • la création et le renforcement de centres d'hébergement et d'accueil dédiés et gérés par des associations spécialisées
  • l'obtention d'une carte de résidente pour tout femme demandant l'asile parce que menacée ou victime de violences lesbophobes et/ou de violences sexistes et/ou de violences sexuelles,
  • l'interdiction de la résidence alternée lors d'un divorce en cas de violences sur les femmes ou les enfants.
Une autre loi est en préparation « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel ». Déposée à l'Assemblée par le groupe de la Gauche Démocratique et Républicaine et par le groupe socialiste, cette proposition de loi reconnaît, conformément à la tradition abolitionniste de la France, que la prostitution est une violence. Elle n'est ni un choix, ni un métier. En toute logique, elle vise à interdire tout achat d'un acte sexuel, à réprimer et responsabiliser l'auteur des violences, promoteur et bénéficiaire de l'industrie mondialisée du sexe. En toute logique, elle abroge le délit de racolage qui fait peser le poids de la répression sur les victimes. Cette proposition de loi constitue une avancée d'importance.
Mais cette proposition de loi ne considère l'achat d'un acte sexuel que comme une contravention de 5ème classe. Nous réclamons que cela soit un délit.
De plus, par cette proposition de loi, les personnes prostituées étrangères, qui constituent l'immense majorité des personnes prostituées, doivent pouvoir bénéficier d'un droit au séjour garanti et pérenne, qui ne soit pas conditionné à un dépôt de plainte, quand elles souhaitent se libérer de cette oppression. Cet accès au titre de séjour doit être de plein droit et non soumis au pouvoir discrétionnaire des préfets.
En outre, le « parcours de sortie de la prostitution » et les mesures sociales l'accompagnant, doivent être précisés et renforcés et des moyens importants doivent y être consacrés. A cet égard la proposition de loi n'offre aucune garantie de financement et seule la loi de finance permettra de mesurer l'engagement de l'État à venir enfin en aide aux personnes prostituées.
Nous réclamons une loi globale abolitionniste engageant enfin la France auprès des personnes prostituées et contre le système prostitueur.Nous réclamons un renforcement de la lutte contre le proxénétisme et contre la traite.
Pour porter ces revendications jusqu'à l'Assemblée Nationale, toutes et tous à la manifestation samedi 23 novembre 2013
14h30 Montparnasse (Place du 18 Juin 1940).
Le Collectif National pour les Droits des Femmes a élaboré en 2006 une loi-cadre contre les violences faites aux femmes prenant en compte la globalité des violences et l'ensemble des mesures nécessaires pour les faire reculer. Partant de ce travail, une loi a été votée en juillet 2010, mais elle est bien insuffisante. Le Cndf a « toiletté » sa loi en 2013. Elle va être déposée par le groupe CRC au Sénat et le groupe GDR à l'Assemblée. Nous demandons qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale et du Sénat, débattue et votée !

Premiers signataires :

Collectif National pour les Droits des Femmes, CADAC, Ailes-Femmes du Maroc, APEL- Égalité, Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie, Association ALFA de Nantes, Association Contre le Bizutage, Association Droits des Femmes 20e, Association Femmes Intercultures Femmes d'Afrique, Atalante vidéos féministes, CGT - SDFE, les Chiennes de Garde, Collectif féministe contre le viol, Collectif des Libanais Laïcs en France, Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures", Collectif Tenon, Collectif Val-de-Marne de lutte contre les violences faites aux femmes, les efFRONTé-e-s, l'Égalitéc'est pas sorcier, Féminisme Enjeux théâtre de l'Opprimé, Féministes pour une autre Europe, Femmes solidaires, Gauche unitaire, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes pour le Dire Femmes pour Agir, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Ligue du Droit International des Femmes,Maison des Femmes de Montreuil, Marche Mondiale des Femmes Paris Ile de France, Mémoire traumatique et victimologie, Mouvement du Nid, Osez le Féminisme, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, le Planning Familial 75, RAJFIRE, Réseau Féministe « Ruptures », SOS Femmes Alternative-Centre Flora Tristan, SNUEP-FSU, Zero Impunity, ZINE pour les femmes kurdes.

http://www.demosphere.eu/rv/29241

mercredi 30 octobre 2013

Compte-rendu de la manifestation du 26 Octobre



Salut a toutes et a tous,

Nous reproduisons si dessous le compte rendu de la manifestation du 26 octobre, contre la pénalisation des clients des travailleuses et travailleurs du sexe, rédigé par nos camarades du groupe Regard Noir de la Fédération Anarchiste (http://regard-noir.toile-libre.org/).

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Nous étions ce samedi à la manifestation des travailleur-se-s du sexe avec pour objectifs de faire abroger la loi sur le délit de racolage public et d’empêcher la pénalisation des clients de la prostitution. Environs 1000 personnes ont manifesté de Place de Clichy à Châtelet. La présence d’anarchistes en soutien à cette lutte est importante. Pourtant, ce combat n’en finit pas de diviser les révolutionnaires à coups d’arguments moraux et de positions de principes. Notre rôle n’est pas de choisir pour les dominéEs, mais de soutenir leurs luttes lorsqu’elles sont progressistes. Et lutter contre la précarisation de ces travailleur-se-s déjà horriblement stigmatiséEs ne devrait pas poser problème.
Bien que nous visions l’abolition de toutes formes de dominations sociales, sociétales et économiques, nous ne pourrons jamais soutenir l’Etat dans sa répression, et encore moins nous détacher d’oppriméEs qui se battent contre leur précarisation et leur stigmatisation.

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Nous vous invitons une fois encore a aller vous renseigner sur les questions de la prostitution aupres des interessé-e-s, c'est a dire le site du Strass (Syndicat du Travail sexuel): http://site.strass-syndicat.org/, sur le blog "Langues de putes", ecrit par des travailleur-se-s du sexe (languesdeputes.wordpress.com/) ou encore, entre autres, sur le site d'Act Up Paris (www.actupparis.org/).

Nous vous invitons egalement a lire cet article en reponse au clip vidéo particulierement choquant tourné par les "Jeunes pour l'abolition": http://melange-instable.blogspot.fr/2013/10/prostitution-ces-campagnes.html

vendredi 25 octobre 2013

Nouveaux autocollants


 

Disponibles a la Librairie Publico, 145 rue Amelot, Paris

26 Octobre: Manifestation contre la pénalisation des prostitués et de leurs clients


Demain, 13h a Place de Clichy (Ligne 13), a lieu une manifestation contre la penalisation des clients des travailleurs du sexe.
Nous recopions si dessous le manifeste, signé par la Fédération Anarchiste, contre la penalisations des clients, et nous vous invitons a vous renseigner sur ces questions en allant sur le site du Strass (syndicat du travail sexuel): www.strass-syndicat.org‎ ou encore sur le site "Langues de putes", ecrit par des travailleurs et travailleuses du sexe: http://languesdeputes.wordpress.com/

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Quelles que soient nos opinions sur la prostitution, nos organisations sont unanimes pour affirmer que les prostituées ne doivent pas être pénalisées. Pour cela, le délit de racolage public doit être abrogé au plus vite et sans conditions.
Nous sommes également unanimes à considérer que la pénalisation des clients ne fera pas disparaitre la prostitution, mais accentuera la précarisation des prostituées en les forçant à davantage de clandestinité, et en les éloignant des associations de soutien et de santé communautaire, et des structures de soins, de dépistage et de prévention.
Isolé-es les un-es des autres, les prostitué-es seront davantage exposé-es à des risques de violences, d'exploitation, et à des contaminations au VIH sida et IST. Cette mesure va renforcer le statut d'inadapté-e social-e des prostitué-es, statut stigmatisant qui doit être supprimé. Considérer que les prostitué-es doivent être traité-es comme des mineur-es sans capacité d'exprimer leur consentement, les place dans une catégorie de citoyen-nes à part, favorise le stigma et les pratiques de discriminations. Au contraire, nous voulons qu'elles et ils soient protégés par le droit commun.
Nous, organisations signataires de ce manifeste, demandons l'abrogation immédiate du délit de racolage public et nous opposons à toute pénalisation des clients des prostitué-es, sous quelque forme qu'elle soit.

Signataires:

France
Acceptess-Transgenres, Acthe, Action Sida Martinique, Actis, Act Up-Paris, Act Up-Sud Ouest, ADHEOS Centre LGBT Poitou-Charentes, AFR (Association Française de Réduction des risques), Afrique Avenir, Aides, les Amis du Bus des Femmes, An Nou Allé, Arap-Rubis (Nimes), Antifa-Net, Arcat-Santé, Aris-Centre LGBTI (Lyon), ARPS (Association Réunionnaise pour la Prévention des Risques liés à la Sexualité ), ADRPP (Association pour les droits la reconnaissance et la protection des prostitué(e)s), ARIA (Association Rhône-Alpes d'Insertion et d'Addictologie), Association Autodéfense et Autonomie (Lyon), Association Agile (Clermont-Ferrant), Association AKATIJ (Association Kouroucienne d'Aide au TI Jeunes), Association Nationale Transgenre (A.N.T.), ASSPA (Association de Santé Solidaire et de Prévention des Agressions, Grenoble), Association ENVIE (Montpellier), ASUD (Auto Support des Usagers de Drogues), ANA (Avec Nos Ainées), Autres Regards (Marseille), Black Caucus France (Union française des étudiant/e/s & diplômé/e/s africain/e/s & ultramarin/e/s), Cabiria (Lyon), CAARUD Interl'UD 77, CGLBT (Centre Gay Lesbien Bi et Trans de Rennes), Cégom (Collectif des États généraux de l'outre-mer), CNT-F 25, Collectifdom, Collectif féministe 8 mars pour toutes, Collectif Droits et Prostitution, Collectif Existrans, Collectif des prostituées du 16ème arrondissement de Paris, Collectif des prostituées de Gerland, Collectif des travailleuSEs du sexe de Perpignan et des Pyrénées Orientales, Couleurs Gays-Centre LGBT Lorraine, les DurEs à Queer, l'Ebranleuse (asso féministe toulousaine), Elus Locaux Contre le Sida, l'En Dehors, En tous Genres, Faire Face (asso d'autodéfense féministe toulousaine), Fédération Anarchiste, Fédération Total Respect / Tjenbé Rèd, Femmes Publiques, Femmes de la Terre, les Flamands Roses, FRISSE (Femmes, réduction des risques et sexualités), GARCES (Groupe d'Action et de Réflexion Contre l'Environnement Sexiste - collectif féministe de Sciences Po), GayKitschCamp, Grisélidis (Toulouse), HF-Prévention Santé (Yvelines), I.P.P.O (Bordeaux), Itinéraires Entr'Actes (Lille), Kingsqueer de Kingsqueer, la Lesbian and Gay Pride de Lyon, Ligue des Droits de l'Homme, Ligue de l'Enseignement, Médecins du Monde, Minorités, la Mutinerie, les Myriades Transs, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Observatoire des Transidentités, l'OII Francophonie (Organisation Internationale Intersexe), Onzième Dom (Union des Français/es d'outre-mers du XIème arrondissement de Paris), ORTrans (Objectif Respect Trans), OUTrans, Paroles Autour de la Santé (Guadeloupe), Parti Pirate France, le Pink Bloc, le Planning Familial, Rainbow Caucus France (Union française des étudiant/e/s & diplômé/e/s LGBT), Sans Contrefaçon, SAS (Santé active et solidaire, Toulouse), SIS Association, les Sœurs de la Perpétuelle indulgence - Couvent de Paname, Couvent de Paris, et Couvent des 69 Gaules, Solidaires étudiant-es- syndicats de luttes, Solidarité Sida, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, STRASS (Syndicat du Travail Sexuel), STS (Support Transgenre Strasbourg), Tjenbé Rèd Prévention, Traits d'Union Centre LGBT de l'Yonne, la Trousse à Outils (association féministe d'autodéfense - Nantes), les Tumultueuses, Warning
International
Aide Info Sida (Belgique), AHSUD (Association Hasnouna de Soutien aux Usagers des Drogues, Maroc), AHUSADEC-RDC Congo, Aids Acodev-Cameroun, Aids Action Foundation (USA), AIDSi Tugikeskus (Estonie), ALCIS (Congo), Alliance Féministe Solidaire (Canada), ANAPFEH (Haiti), APDES (Portugal), Aproase (Mexique), APTN (Asia Pacific Transgender), Aspasie (Suisse), Associación Civil Cambio y Accion (Pérou), Associazione radicale Certi Diritti (Argentine), Astitva Trust (Inde), ASWA (African Sex Workers Alliance), Blue Diamond Society (Nepal), Brighton Feminist Collective (Royaume Uni), Caribbean Sex Worker Coalition, Caribbean Trans in Action, Caribbean Vulnerable Communities Coalition, CATS (Comité de Apoyo a las Trabajadoras del Sexo - Espagne), Cercle Féministe de l'ULB (Belgique), CHEFF (fédération étudiante LGBTQI belge francophone), Civil Society Forum of Jamaica on HIV and AIDS, Codesci RD (Congo), Colectivo Hetaira (Espagne), Colectivo de Hombres en Acción Comunitaria A.C (Mexique), Comitato per i Diritti Civili delle Prostitue (Italie), Context (Suisse), CPES Parasol (Pologne), Danaya so (Mali), Desiree Alliance (USA), English Collective of Prostitutes, Erotic Service Providers Union (USA), Espace P (Belgique), FIRST (Canada), Feminist Fight Back (Royaume Uni), Feminist Initiative Network (Finlande), GAT Portugal, Glasgow Network for Gender and Sexuality, GSSG (Allemagne),Guyana Sex Work Coalition, HOPS-Healthy Options Project Skopje (Macédoine), HYDRA (Allemagne), ICRSE (International Committee for the Rights of Sex workers in Europe), Jamaica AIDS Support for life, Jamaica Forum for Lesbians all Sexuals and Gays, JAZAS-Association against AIDS (Serbie), JJJ Association (Hong Kong), Kassandra (Allemagne), LEFÖ/TAMPEP (Autriche), Lila- Italian League For Fighting Aids, Madonna (Allemagne), Maiz (Autriche), Move (Allemagne), NSWP (global Network of Sex Work Projects), New Zealand Prostitutes Collective, OPSI (Organisasi Perubahan Sosial Indonesia), Pilot Mathambo Centre for Men's Health c/o Centre for Human Rights (Ditshwanelo - Botswana), PINK (Belgique), PONY (Prostitutes Of New York), Rede sobre Trabalho Sexual (Portugal), Red Initiatives (Trinidad et Tobago), Red Umbrella Sexual Health and Human Rights Association (Turquie), Respect Inc (Australie), Rights4Change (Hollande), SASOD (Society Against Sexual Orientation Discrimination - Guyana), Scarlet Alliance (Australie), SCMC (Shanghai CSW&MSM Center - Chine), Scot-pep (Ecosse), Sex Worker Coalition of Jamaica, Sex Worker Open University (Royaume Uni)), Sida'sos asbl (Belgique), Sloboda Prava (Serbie), St James Infirmary (USA), STAR-STAR (Macédoine), Stella (Canada), SWAG Kingston (Sex Worker Action Group- Canada), SWAN (Supporting Women's Alternatives Network- Vancouver), SWAN Foundation (Réseau Europe de l'Est), SWANK (Sex Workers Action New York), SWOP-NYC (Sex Workers Outreach Project), Tais Plus (Kyrgyzstan), Tamaulipas Diversidad VIHDA Trans AC (Mexique), TAMPEP International Fondation, Triple-X Workers' Solidarity Association of British Columbia (Canada), UK Network of Sex Work Projects, Warning Bruxelles, Women on Waves (Pays-Bas), Women on Web, Wonetha (Ouganda), X-Talk (Royaume Uni)

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